Au Burkina Faso, la démocratie vient d’être priée de prendre des vacances… sans date de retour. Dans une déclaration qui a fait l’effet d’un coup de tonnerre, le chef de la junte, Ibrahim Traoré, a invité les Burkinabè à « oublier la démocratie », estimant, sans détour, qu’elle ne serait tout simplement « pas faite » pour le pays.
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Un discours qui, à défaut d’être subtil, a le mérite d’être clair : ici, on ne promet plus des élections, on promet… de ne plus en parler. Exit les partis politiques, déjà dissous, et rideau sur les ambitions électorales, repoussées au nom de la sécurité nationale.
Dans ce théâtre politique revisité, la démocratie devient presque un concept importé, accusé de tous les maux, pendant que le pouvoir militaire s’installe dans la durée. Une sorte de « pause démocratique » qui ressemble fortement à un arrêt prolongé.
Pendant ce temps, les défis sécuritaires persistent, les critiques internationales s’accumulent… et les citoyens, eux, assistent à une redéfinition express des règles du jeu.
Au Burkina Faso, la question n’est plus de savoir quand auront lieu les élections… mais si elles font encore partie du scénario.
Wilfrid K./La rédaction







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