Au Sénégal, les valises diplomatiques sont priées de rester fermées. Le gouvernement a décidé de suspendre tous les voyages non essentiels à l’étranger pour ses ministres. Une mesure présentée comme responsable… mais qui sonne surtout comme un aveu brutal : les caisses grincent sérieusement.
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Derrière cette décision, une réalité moins glamour que les sommets internationaux : la flambée des prix du pétrole, alimentée par les tensions géopolitiques, met le budget national sous pression. Le baril, presque doublé par rapport aux prévisions, transforme chaque billet d’avion en luxe indécent.
Résultat : fini les missions “stratégiques” aux contours parfois flous. Même le Premier ministre Ousmane Sonko a dû ranger ses propres agendas internationaux, histoire de montrer l’exemple.
Mais au-delà de l’économie, la mesure interroge. Fallait-il attendre une crise mondiale pour redécouvrir la sobriété budgétaire ? Dans un pays confronté à une dette élevée et à des attentes sociales fortes, chaque dépense publique devient désormais suspecte.
Dans ce nouveau décor, gouverner, c’est aussi… rester au pays.
Au Sénégal, la diplomatie se fait désormais à distance, et les priorités se redéfinissent : moins de voyages, plus de rigueur. Une révolution silencieuse… imposée par la réalité économique.
Wilfrid K./La rédaction







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