Le Sénégal n’a pas seulement reçu la pluie : il en a pris plein les rues, les maisons et, surtout, les nerfs. Depuis le week-end, des précipitations particulièrement intenses ont transformé Dakar et plusieurs régions en parcours d’obstacles, avec des routes submergées, des bâtiments endommagés et un bilan provisoire d’au moins cinq morts et plusieurs blessés.
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À Dakar, le drame a frappé aux Parcelles Assainies, où une jeune femme de 25 ans et son fils de quatre ans ont perdu la vie après la montée des eaux et l’affaissement d’un mur. À Matam, l’effondrement d’un hangar a également fait un mort et deux blessés.
Les chiffres donnent le vertige : certains postes pluviométriques ont dépassé 100 millimètres en 48 heures. À Rufisque et Ranérou, 142 millimètres ont été relevés en 24 heures, contre 138 à Dakar-Yoff. Quand le ciel ouvre les vannes, les routes deviennent des rivières et les quartiers des îlots improvisés. Les habitants, eux, doivent composer avec les déplacements impossibles, les biens endommagés et la peur de nouvelles montées des eaux.
Face à cette situation, un plan d’urgence régional a été déclenché à Dakar et les secours renforcent leurs opérations. De nouvelles pluies sont encore annoncées jusqu’à mercredi. Le Sénégal attend donc du ciel qu’il se calme, pendant que les autorités et les populations tentent, elles, de remettre les pieds sur terre. Cette fois encore, l’hivernage rappelle brutalement qu’une pluie abondante suffit à révéler les fragilités urbaines déjà fragiles locales.
Amina T./La rédaction





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