Au Cameroun, certains comptent les jours, d’autres les communiqués. Pendant que le président Paul Biya prolonge son séjour privé en Suisse, les spéculations, elles, n’ont pas besoin de visa pour circuler. Chaque journée supplémentaire alimente les interrogations sur l’état de santé du chef de l’État et sur la conduite des affaires publiques, malgré les assurances répétées du pouvoir.
First Afrique TV : Votre fenêtre sur l’Afrique
Le gouvernement continue de défendre la même ligne : le président est en mesure d’exercer pleinement ses fonctions et les rumeurs sont infondées. Mais à mesure que le calendrier s’allonge, les démentis semblent courir derrière des questions qui reviennent plus vite qu’elles ne disparaissent. Dans les cafés, sur les réseaux sociaux ou dans les cercles politiques, chacun improvise son bulletin d’analyse, faute de bulletin officiel plus détaillé.
Cette situation relance inévitablement les débats sur la gouvernance, la transparence et la succession à la tête de l’État. Les soutiens du président dénoncent une exploitation politique de son absence, tandis que ses détracteurs estiment qu’un pays ne devrait jamais fonctionner au rythme des suppositions. Au Cameroun, une certitude semble désormais s’imposer : plus le silence dure, plus les commentaires prennent la parole.
Wilfrid K./La rédaction






Discussion about this post