Au Sénégal, la scène politique ressemble désormais à une partie d’échecs où les pièces changent de camp sans prévenir. En annonçant la création de sa propre formation politique, le président Bassirou Diomaye Faye ouvre un nouveau chapitre qui redistribue les équilibres au sommet de l’État. Cette décision, dévoilée devant des élus locaux, intervient après plusieurs mois de spéculations sur son autonomie politique et son positionnement vis-à-vis de ses anciens compagnons de route.
First Afrique TV : Votre fenêtre sur l’Afrique
Dans les couloirs du pouvoir, certains y voient une stratégie de clarification. D’autres ironisent déjà sur une politique sénégalaise où les alliances semblent parfois avoir une durée de vie plus courte qu’une conférence de presse. Le citoyen, lui, observe un spectacle où les promesses de rupture cèdent progressivement la place aux calculs de positionnement.
Le défi reste pourtant le même : convaincre que ce nouveau véhicule politique ne sera pas seulement un changement d’enseigne, mais un véritable moteur de réformes. Au Sénégal, les électeurs savent qu’en politique, changer de maillot est facile ; changer durablement la partie est une autre histoire.
Wilfrid K./La rédaction





Discussion about this post