Au Mali, la nuit ne sert plus à dormir… elle sert désormais à disparaître. L’enlèvement de l’avocat et homme politique Mountaga Tall à Bamako, par des hommes cagoulés, marque une nouvelle étape dans une dérive sécuritaire où la frontière entre menace terroriste et pression politique devient de plus en plus floue.
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Officiellement, silence radio. Aucun communiqué clair, aucune revendication, aucune explication. Officieusement, le message circule déjà : dans un contexte de crise aiguë, la parole critique devient un risque. Ancien allié devenu opposant, Mountaga Tall s’était progressivement distancié du pouvoir, jusqu’à devenir l’une de ses voix les plus dérangeantes.
Et le timing n’a rien d’anodin. Entre attaques meurtrières, mort du ministre de la Défense et accusations de complicités internes, le pouvoir malien traverse une zone de turbulences inédites. Dans ce climat, chaque disparition résonne comme un avertissement.
Mais au-delà du cas individuel, c’est une mécanique qui inquiète. Lorsque des hommes armés viennent chercher un citoyen chez lui, sans traces ni explications, ce n’est plus seulement une affaire sécuritaire. C’est un signal politique.
Au Mali, le danger ne frappe plus seulement au front. Il frappe à domicile.
Et dans ce silence, une question grandit : qui protège encore qui ?
Wilfrid K./La rédaction







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