La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) ouvre l’année judiciaire 2026-2027 avec un message clair : faire respecter la loi avec fermeté, sans sacrifier la dignité humaine. À travers cette orientation, la juridiction spécialisée béninoise rappelle que la répression des infractions doit s’inscrire dans le respect des principes fondamentaux de la justice.
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La fermeté judiciaire ne saurait toutefois se réduire à la sévérité des sanctions. Elle suppose des procédures rigoureuses, des décisions motivées et le respect des droits des personnes poursuivies. Dans une institution régulièrement sollicitée sur des dossiers sensibles, l’équilibre entre efficacité répressive et garanties judiciaires demeure un enjeu central.
La dignité humaine, quant à elle, ne doit pas rester une formule de circonstance prononcée lors des cérémonies officielles. Elle engage concrètement le traitement des justiciables, les conditions dans lesquelles les procédures sont conduites et la possibilité, pour chaque personne, de faire valoir ses droits.
Pour la CRIET, l’enjeu de cette nouvelle année judiciaire est donc de conjuguer autorité de la loi et exigence d’équité. La confiance des citoyens dépend autant de la capacité de la justice à sanctionner les infractions que de son aptitude à garantir un traitement impartial des affaires.
Au-delà des discours de rentrée, les actes seront déterminants. La fermeté gagnera en légitimité si elle s’accompagne de transparence, de respect des droits de la défense et d’une attention constante à la dignité humaine. Car une justice forte ne se mesure pas seulement à sa capacité de punir, mais aussi à sa capacité de rester juste.
Wilfrid K./La rédaction
