La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) effectue sa rentrée judiciaire ce lundi 12 octobre 2026. Au-delà du cérémonial institutionnel, cette nouvelle année judiciaire place la juridiction spécialisée face à une question essentielle : comment sanctionner efficacement les infractions tout en garantissant les droits fondamentaux des justiciables ?
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Le thème retenu, « Humaniser la justice pénale : entre protection des droits fondamentaux et efficacité répressive », met en lumière un équilibre délicat. La lutte contre la criminalité économique et le terrorisme exige de la fermeté, mais cette fermeté ne saurait faire oublier les garanties procédurales, la dignité humaine et le droit à un procès équitable.
Cette rentrée constitue également un moment de réflexion pour les magistrats, les avocats et les autres acteurs de la chaîne judiciaire. L’enjeu est de concilier les impératifs de sécurité et de répression avec les exigences d’une justice impartiale, compréhensible et respectueuse des libertés.
Au Bénin, la CRIET occupe une place importante dans le traitement des dossiers liés aux infractions économiques et au terrorisme. Son action demeure donc scrutée, tant pour son efficacité que pour le respect des principes qui fondent l’État de droit.
L’ouverture de cette année judiciaire offre ainsi l’occasion de rappeler qu’une justice crédible ne se mesure pas uniquement à la sévérité des sanctions. Elle se juge aussi à la qualité des procédures, à l’équité des décisions et à la protection des droits de chaque justiciable. Le défi annoncé est clair : réprimer sans déshumaniser.
Syste F./La rédaction
