À la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, l’audience autour de Me Magloire Yansunnu a ravivé les débats sur l’éthique et la responsabilité au sein du monde judiciaire béninois. Le ministère public a requis vingt-quatre mois de prison contre l’avocat poursuivi pour abus de confiance et blanchiment de capitaux, dans une affaire qui suscite une vive émotion dans les milieux judiciaires et politiques.
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Face aux juges, la défense a rejeté avec fermeté les accusations, plaidant la relaxe pure et simple de son client. Les avocats de Me Yansunnu dénoncent un dossier “fragile” et soutiennent qu’aucune preuve irréfutable ne démontre une intention frauduleuse.
Au-delà du cas personnel de l’accusé, ce procès symbolise la pression croissante exercée sur les institutions chargées de lutter contre la corruption. Dans l’opinion publique, beaucoup y voient un test décisif pour la crédibilité de la justice béninoise.
Wilfrid K./La rédaction
