Ali Bongo Ondimba engage une nouvelle bataille judiciaire pour récupérer l’accès à ses comptes bancaires détenus à BGFIBank Gabon. Bloqués depuis le coup d’État d’août 2023, ses avoirs sont au cœur d’un bras de fer qui prend désormais une dimension internationale.
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L’ancien président aurait découvert, le 17 juin 2026, l’existence d’une ordonnance de mise sous séquestre signée par un juge d’instruction de Libreville. Cette révélation soulève des interrogations, alors que Brice Clotaire Oligui Nguema avait affirmé publiquement à plusieurs reprises qu’Ali Bongo ne faisait l’objet d’aucune procédure judiciaire et restait libre de ses mouvements.
Face à l’impasse des discussions avec les autorités gabonaises, l’ancien chef de l’État multiplie les recours. Après avoir sollicité les juridictions nationales pour obtenir la levée du séquestre, il a engagé des démarches auprès de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), puis saisi, le 12 octobre, la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf).
Ali Bongo envisage également de saisir l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) en France, où BGFIBank dispose d’une filiale. Cette stratégie vise à soumettre le dossier à plusieurs autorités de supervision et à élargir l’examen de la mesure au-delà du cadre gabonais.
L’affaire pose désormais la question des fondements juridiques du séquestre et des conditions de sa levée. Le ministère gabonais de la Justice et BGFIBank n’avaient pas répondu aux sollicitations concernant ce dossier.
Entre procédure judiciaire, enjeux financiers et tensions politiques, Ali Bongo entend faire de ses comptes bloqués un combat qui dépasse désormais les frontières du Gabon.
Wilfrid K./La rédaction
