Le Bénin s’apprête à accueillir un invité de taille dans ses eaux territoriales. Du 22 au 27 octobre 2026, le porte-hélicoptères amphibie français Le Mistral fera escale à Cotonou dans le cadre de l’opération CORYMBE. Cette visite illustre la volonté du Bénin et de la France de consolider leur coopération militaire face aux défis sécuritaires qui traversent le golfe de Guinée.
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Au-delà de la présence d’un bâtiment impressionnant de la Marine nationale française, cette escale revêt une dimension stratégique. Elle prévoit des manœuvres et des exercices conjoints en mer et à terre, destinés à renforcer les capacités opérationnelles des deux marines. L’objectif est notamment d’améliorer leur coordination dans les opérations de sécurité maritime, la lutte contre la piraterie et la prévention des trafics illicites.
Pour le Bénin, cette coopération constitue un levier important dans le renforcement de ses capacités de surveillance et d’intervention. Dans une région où les enjeux maritimes sont étroitement liés à la sécurité des échanges commerciaux, à la protection des ressources et à la stabilité économique, la maîtrise de l’espace maritime représente une priorité. La coopération entre forces partenaires peut contribuer à mieux anticiper les menaces et à coordonner les réponses.
Le Mistral dispose de capacités qui dépassent les seules opérations militaires. Ce navire peut transporter et déployer des troupes et du matériel depuis la mer, soutenir des opérations médicales et participer à des missions de coopération. Sa présence offre ainsi un cadre favorable aux échanges d’expérience et au partage de savoir-faire entre militaires béninois et français.
L’escale s’inscrit dans le prolongement de l’opération CORYMBE, lancée en 1990 pour favoriser la coopération entre la France et les pays du golfe de Guinée. Ce dispositif vise notamment à améliorer l’interopérabilité des forces et à soutenir les efforts régionaux contre les menaces maritimes.
À Cotonou, cette séquence sera donc l’occasion de mettre en pratique les partenariats existants et de renforcer les réflexes opérationnels communs. Dans un environnement maritime exigeant, la sécurité se construit aussi par la préparation, la coordination et la capacité des États à unir leurs efforts.
Wilfrid K./La rédaction






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