En Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo continue de parler comme un opposant qui refuse de quitter définitivement le champ de bataille politique. Reconduit à la tête du PPA-CI à bientôt 81 ans, l’ancien président ivoirien dénonce désormais l’incarcération de plusieurs militants de son parti qu’il considère comme des prisonniers politiques.
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Le scénario ressemble à une vieille habitude politique ivoirienne : chaque camp accuse l’autre de manipuler la justice pendant que les arrestations deviennent presque des instruments ordinaires de gestion des tensions électorales. Derrière les discours sur la réconciliation nationale, les rivalités historiques continuent de traverser la vie politique comme des braises jamais totalement éteintes.
Pendant ce temps, les militants assistent une nouvelle fois à ce spectacle africain bien connu où les partis politiques parlent de démocratie tout en se préparant à des affrontements institutionnels permanents. En Côte d’Ivoire, la paix politique semble parfois tenir davantage sur des équilibres fragiles que sur une véritable confiance entre adversaires. Et pendant que les leaders multiplient accusations et meetings, une partie de la population continue surtout d’attendre autre chose que des crises politiques recyclées à chaque saison électorale.
Wilfrid K./La rédaction






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