Au Cameroun, la politique vient encore de servir un scénario. Maurice Kamto quitte la présidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), tandis que son premier vice-président, Mamadou Mota, abandonne également ses fonctions. Deux départs au sommet, mais pas du parti : voilà le tour de magie politique du moment.
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Dans sa lettre, Kamto invoque « l’intérêt supérieur » du parti et du « Peuple du Changement ». Mota, lui, évoque des pressions et un « harcèlement constant » de l’administration. Selon lui, se retirer permettrait au MRC de poursuivre ses activités sans offrir de nouvelles prises aux procédures administratives.
Le contexte n’a rien d’une promenade de santé. Le ministère de l’Administration territoriale avait indiqué ne pas prendre acte de la convention de décembre 2025 ayant reconduit Kamto à la tête du MRC. De quoi transformer une direction de parti en parcours administratif semé de pièges.
Ironie suprême : à l’approche des législatives et municipales de 2027, le MRC doit préparer l’avenir en changeant de pilote. Tiriane Noah est appelée à assurer la transition avant une nouvelle convention extraordinaire.
Le pouvoir pourra-t-il se satisfaire de ce retrait ? L’opposition camerounaise, elle, devra démontrer qu’elle sait transformer les obstacles en stratégie. Car à force de batailler pour exister, un parti finit par passer plus de temps à survivre qu’à convaincre.
Syste F./La rédaction






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