Au Bénin, l’intelligence artificielle commence à quitter le simple terrain des discours pour entrer dans celui de la réflexion institutionnelle. Le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, s’intéresse désormais aux premières pistes susceptibles d’accompagner et d’encadrer le développement de cette technologie.
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Cette orientation intervient alors que le pays cherche à accélérer sa transformation numérique. La stratégie nationale d’intelligence artificielle et des mégadonnées 2023-2027 prévoit déjà de renforcer le cadre institutionnel et réglementaire, notamment sur les questions d’éthique, de responsabilité et de gouvernance des données.
L’enjeu est considérable. L’IA ouvre des perspectives dans l’administration, l’éducation, la santé, la recherche ou encore l’économie, mais elle soulève parallèlement des interrogations sur les données personnelles, la responsabilité, les usages abusifs et la protection des citoyens.
Les récentes discussions engagées avec des experts canadiens montrent également la volonté du Parlement d’explorer des coopérations autour de technologies comme la reconnaissance automatisée des documents et la recherche scientifique.
Pour le Bénin, le défi est désormais de trouver le juste équilibre : encourager l’innovation sans laisser la technologie avancer sans garde-fous. L’intelligence artificielle promet beaucoup. Encore faut-il que le droit sache lui aussi apprendre à courir.
Wilfrid K./La rédaction






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