Au Bénin, les finances locales racontent une histoire bien moins reluisante que les grandes performances macroéconomiques. Alors que l’économie affiche des taux de croissance solides, les communes, elles, continuent de naviguer à vue, dépendantes de transferts étatiques souvent insuffisants et irréguliers.
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Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les recettes propres des collectivités s’effondrent, avec une baisse significative observée ces dernières années, limitant leur capacité à investir et à répondre aux besoins des populations . Résultat, des infrastructures qui stagnent, des projets qui s’éternisent et des ambitions locales bridées par une réalité budgétaire contraignante.
Face à ce déséquilibre, l’urgence d’une répartition plus équitable des ressources s’impose comme une évidence. Car derrière les discours sur la décentralisation, une question persiste : peut-on réellement parler d’autonomie lorsque les collectivités peinent à financer leurs propres actions ?
Les réformes annoncées, notamment à travers de nouveaux mécanismes de financement, tentent d’apporter des réponses. Mais sur le terrain, l’écart reste palpable entre les intentions et les résultats.
Au fond, le défi est simple… mais redoutable : donner aux communes les moyens réels de leur responsabilité. Car sans finances solides, la décentralisation reste une promesse. Et au Bénin, cette promesse attend encore d’être pleinement tenue.
Wilfrid K./La rédaction







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