Site icon First Afrique

AFRIQUE : LA DETTE ÉCRIT ENCORE LES RÈGLES

AFRIQUE

Pendant que les grandes puissances réécrivent les équilibres du monde, l’Afrique continue de recevoir la facture. Une facture salée, rédigée dans une langue financière qu’elle n’a jamais vraiment contribué à écrire. Derrière les chiffres de la dette se cache désormais une bataille d’influence où les intérêts géopolitiques pèsent souvent plus lourd que les besoins de développement.

First Afrique TV : Votre fenêtre sur l’Afrique

L’ancien président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, appelle à une réforme profonde de l’architecture financière internationale. Son constat est sans détour : la dette africaine n’est plus seulement une question d’économie, mais le révélateur d’un système mondial dont les règles semblent profiter davantage aux créanciers qu’aux pays en quête de croissance.

À force de prêter d’une main et de fixer les conditions de l’autre, certains partenaires donnent parfois l’impression que le développement se mesure davantage à la capacité de rembourser qu’à celle de prospérer. Le multilatéralisme, souvent présenté comme un espace d’équité, peine à convaincre lorsqu’une même recette continue de produire les mêmes déséquilibres.

L’Afrique réclame moins de discours et davantage de justice financière. Car un continent qui aspire à financer son avenir ne souhaite plus être réduit au rôle d’éternel débiteur dans une partie dont les règles ont été écrites sans lui.

Wilfrid K./La rédaction

Quitter la version mobile