Pendant que les grandes puissances réécrivent les équilibres du monde, l’Afrique continue de recevoir la facture. Une facture salée, rédigée dans une langue financière qu’elle n’a jamais vraiment contribué à écrire. Derrière les chiffres de la dette se cache désormais une bataille d’influence où les intérêts géopolitiques pèsent souvent plus lourd que les besoins de développement.
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L’ancien président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, appelle à une réforme profonde de l’architecture financière internationale. Son constat est sans détour : la dette africaine n’est plus seulement une question d’économie, mais le révélateur d’un système mondial dont les règles semblent profiter davantage aux créanciers qu’aux pays en quête de croissance.
À force de prêter d’une main et de fixer les conditions de l’autre, certains partenaires donnent parfois l’impression que le développement se mesure davantage à la capacité de rembourser qu’à celle de prospérer. Le multilatéralisme, souvent présenté comme un espace d’équité, peine à convaincre lorsqu’une même recette continue de produire les mêmes déséquilibres.
L’Afrique réclame moins de discours et davantage de justice financière. Car un continent qui aspire à financer son avenir ne souhaite plus être réduit au rôle d’éternel débiteur dans une partie dont les règles ont été écrites sans lui.
Wilfrid K./La rédaction






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