La libération de deux ressortissants russes détenus dans le contexte du conflit malien met une nouvelle fois Lomé au centre d’un ballet diplomatique aussi discret que stratégique. Selon les informations rapportées par Jeune Afrique, le rôle joué par Faure Gnassingbé aurait contribué à faciliter leur sortie, dans un dossier impliquant le Front de libération de l’Azawad (FLA) et Bamako.
First Afrique TV : Votre fenêtre sur l’Afrique
L’affaire illustre surtout la position singulière du Togo dans une région où les alliances se recomposent à grande vitesse. Alors que le Mali entretient une relation sécuritaire étroite avec Moscou et reste confronté aux groupes armés, Lomé tente de conserver des canaux de dialogue avec plusieurs protagonistes. Une diplomatie de l’entre-deux, où chaque poignée de main peut avoir valeur de message.
La libération de ces deux Russes rappelle ainsi que, derrière les communiqués officiels et les postures de fermeté, les discussions de coulisses continuent. Et Faure Gnassingbé semble vouloir y jouer sa partition : ni médiateur autoproclamé, ni spectateur, mais interlocuteur capable de parler à des camps qui, eux, se parlent difficilement.
Reste une question : jusqu’où Lomé entend-il pousser cette diplomatie discrète, entre Bamako, Moscou et les rebelles ?
Wilfrid K./La rédaction
