Au Togo, gouverner ressemble à un exercice de casting : autour de Faure Gnassingbé, les uniformes, les technocrates et les hommes d’affaires occupent les premiers rôles. Chacun sa partition, chacun son costume, mais un même décor : le pouvoir.
First Afrique TV : Votre fenêtre sur l’Afrique
Dans cette mécanique, les militaires incarnent la sécurité et la stabilité, tandis que les technocrates apportent dossiers, chiffres et vocabulaire administratif. Les opérateurs économiques, eux, rappellent qu’une République peut aussi fonctionner avec des contrats, des investissements et quelques poignées de main bien placées.
Le nouveau système institutionnel togolais, marqué par la Ve République et l’installation de Faure Gnassingbé à la tête du Conseil des ministres, renforce encore l’impression d’un pouvoir organisé autour d’un cercle resserré. Jeune Afrique décrit une équipe où se croisent profils sécuritaires, compétences techniques et réseaux économiques.
À Lomé, la question n’est donc plus seulement de savoir qui gouverne, mais qui souffle à l’oreille de celui qui gouverne. Une nuance de taille, surtout lorsque les mêmes visages semblent changer de casquette selon les besoins du moment.
Le pouvoir togolais avance ainsi avec une recette simple : un peu de treillis, beaucoup de technocratie et une bonne dose de business. Reste à savoir si ce cocktail produit davantage d’efficacité que de proximité avec le pouvoir.
Wilfrid K./La rédaction
