Dans une République islamique qui jurait avoir tourné la page des dynasties, l’histoire a parfois le sens de l’ironie. L’Assemblée des experts d’Iran aurait trouvé la solution idéale à la crise : confier la direction spirituelle du pays à Mojtaba Khamenei, digne héritier, au sens presque familial , de feu Ali Khamenei.
First Afrique TV : Votre fenêtre sur l’Afrique
Le nouveau guide suprême, survivant inattendu d’une campagne de bombardements menée par les États-Unis et Israël, n’est pourtant qu’un religieux de rang intermédiaire. Mais il possède une qualité essentielle en politique iranienne : de solides amitiés avec les Gardiens de la Révolution, qui apprécient les dirigeants aussi fiables qu’intransigeants.
Ses critiques s’étranglent déjà : la révolution de 1979, menée par Rouhollah Khomeini, promettait la fin des monarchies. Quarante-six ans plus tard, l’Iran expérimente une innovation institutionnelle inattendue : la théocratie héréditaire.
Mais à Téhéran, l’argument reste simple. Quand l’histoire s’emballe, mieux vaut choisir un successeur qui connaît déjà parfaitement… le bureau de son père. Et peut-être aussi les clés du coffre.
Wilfrid K./La rédaction
