Dans un Moyen-Orient secoué par les bombes et les discours martiaux, l’Iran vient d’ajouter une nouvelle pièce au puzzle explosif du conflit. Pour sa première prise de parole depuis sa désignation, le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei a appelé à maintenir fermé le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part essentielle du pétrole mondial. Une déclaration qui fait trembler les marchés énergétiques autant que les chancelleries.
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Le message, diffusé à la télévision d’État et lu par une présentatrice, marque aussi un moment symbolique. Le nouveau dirigeant y rend hommage à son père, Ali Khamenei, qualifié de « leader martyr de la révolution », tué dès le premier jour de l’offensive attribuée à l’alliance israélo-américaine. Dans le même souffle, Mojtaba Khamenei promet de venger les victimes de la guerre et salue les alliés de ce qu’il appelle « l’Axe de la résistance », du Yémen au Liban en passant par l’Irak.
Mais la charge politique ne s’arrête pas là. Le nouveau guide iranien appelle également les États de la région à fermer les bases militaires américaines présentes sur leur sol, accusant Washington d’alimenter l’escalade.
Entre menaces stratégiques et symboles révolutionnaires, le message est clair : dans cette guerre, l’Iran entend parler fort… et agir sur les artères vitales du pétrole mondial.
Wilfrid K./La rédaction