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SOMMET RUSSIE-AFRIQUE : MOSCOU PROMET, L’AFRIQUE ATTEND DES RÉSULTATS CONCRETS

RUSSIE AFRIQUE

À Moscou, les 28 et 29 octobre, le troisième sommet Russie-Afrique a réuni 48 délégations africaines, dont 22 chefs d’État ou de gouvernement. Vladimir Poutine voulait afficher une Russie fréquentable malgré la guerre en Ukraine et les sanctions. Le décor était planté : partenariat équitable, monde multipolaire et coopération renforcée. Reste à savoir qui gagne.

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Mines, nucléaire et sécurité ont dominé les échanges. Moscou convoite les ressources stratégiques africaines, tandis que Rosatom multiplie accords et feuilles de route. Au Niger, un mémorandum prévoit une coopération dans le nucléaire civil. Au Mali, des accords concernent la géologie. Sur le papier, l’offre séduit. Mais plusieurs projets nucléaires annoncés sur le continent restent au stade des engagements. L’électricité promise ne jaillit pas d’une poignée de main.

La guerre en Ukraine planait sur les discussions. Pour le Kremlin, la présence africaine constitue une vitrine destinée à prouver que Moscou n’est pas isolé. Mais participer au sommet ne signifie pas approuver. Les États africains défendent leurs intérêts et diversifient leurs partenaires.

Les participants ont adopté un plan d’action 2027-2029 couvrant sécurité, agriculture, commerce, santé et intelligence artificielle. Mais les déclarations solennelles remplissent les communiqués plus vite qu’elles ne construisent centrales, routes et emplois.

Le bilan se mesurera aux financements mobilisés, aux chantiers achevés et aux bénéfices pour les populations. À Moscou, les promesses ont voyagé. Reste à savoir lesquelles arriveront à destination, sans tarder.

Wilfrid K./La rédaction

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