La fracture entre les deux figures de l’exécutif sénégalais s’affiche désormais au grand jour. En meeting à Touba, le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a durci le ton en affirmant que la majorité parlementaire de son parti, le Pastef, était prête à faire tomber le gouvernement « autant de fois qu’il sera nécessaire ». Une déclaration qui révèle l’ampleur des tensions au sommet de l’État et ouvre un nouvel épisode de la crise politique.
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L’ancien Premier ministre accuse le président Bassirou Diomaye Faye de s’éloigner des engagements pris devant les Sénégalais. Il lui reproche notamment de renoncer à la renégociation de contrats stratégiques liés aux ressources naturelles et de privilégier des calculs politiques au détriment des priorités économiques et sociales du pays.
La riposte du gouvernement n’a pas tardé. Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô a rejeté ces accusations, dénonçant un discours de division et contestant toute tentative d’appropriation du patriotisme par un seul courant politique.
À quelques mois de nouvelles échéances majeures, cette confrontation publique entre deux anciens alliés fait peser de lourdes incertitudes sur la stabilité de la majorité. Ce duel politique, désormais assumé, pourrait profondément redessiner les équilibres du pouvoir au Sénégal.
La rédaction





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