En République démocratique du Congo, la paix semble avoir choisi le pas lent. Treize mois après le lancement du processus de Doha, les discussions entre Kinshasa et l’AFC/M23 affichent des progrès si modestes qu’il faut une loupe diplomatique pour les apercevoir. Selon une évaluation du Baromètre des Accords de Paix en Afrique, seulement 18,6 % des engagements examinés ont été mis en œuvre entre juillet 2025 et août 2026, soit 65 points sur 350.
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Sur le papier, pourtant, tout semblait réuni : mécanismes de libération des détenus, supervision du cessez-le-feu, accord-cadre et succession de réunions. Sur le terrain, la machine tousse. Les rounds de discussions en Suisse n’ont pas permis de rapprocher les positions, tandis que les engagements restent appliqués de manière limitée et inégale.
Le paradoxe est désormais cruel : plus les médiateurs s’activent, plus la paix semble prendre des vacances. Qatar, États-Unis, Union africaine, Togo, Suisse et autres partenaires multiplient les efforts, mais les résultats concrets restent maigres.
À ce rythme, Doha risque de devenir le salon d’attente le plus fréquenté de la diplomatie africaine. On y parle beaucoup, on signe quelques textes, on promet davantage, mais la guerre, elle, ne semble pas avoir reçu l’invitation à quitter la salle. Pour les populations de l’Est congolais, le temps des communiqués doit céder la place au temps des résultats.
Fatima T./La rédaction





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