Le rêve onusien de Macky Sall s’arrête avant le dernier virage. L’ancien président sénégalais a annoncé, ce 17 octobre 2026, le retrait de sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies, au lendemain d’un vote indicatif du Conseil de sécurité qui ne lui était pas favorable. La grande ambition internationale vient de rencontrer la froide mécanique diplomatique.
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Dans cette compétition, les discours sur l’expérience, la paix et le multilatéralisme ne suffisent pas. Au Conseil de sécurité, les candidats doivent convaincre, mais surtout éviter les avis défavorables des cinq membres permanents, détenteurs du redoutable droit de veto. Une institution mondiale où chaque État est officiellement souverain, mais où quelques capitales disposent d’un pouvoir de blocage particulièrement décisif.
Macky Sall a expliqué avoir pris sa décision après des consultations avec Évariste Ndayishimiye, président du Burundi et président en exercice de l’Union africaine, ainsi qu’avec Bassirou Diomaye Faye, président du Sénégal. Il dit espérer favoriser l’émergence d’une candidature consensuelle. Une sortie présentée sous le signe de la responsabilité, après des résultats de vote qui n’ont manifestement pas servi ses ambitions.
Cette retraite soulève aussi une question embarrassante pour l’Afrique : comment peser dans la gouvernance mondiale lorsque le soutien continental peine à se matérialiser autour d’un même candidat ? La bataille aura rappelé que les ambitions individuelles ne remplacent ni les alliances solides ni les compromis diplomatiques.
À l’ONU, le fauteuil reste vacant, mais la leçon est déjà là : la volonté de diriger le monde ne dispense jamais de convaincre ceux qui en détiennent les clés.
Wilfrid K./La rédaction





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