Xi Jinping a posé mercredi ses valises au Caire, avec un message qui dépasse les tapis rouges : Pékin veut resserrer les liens avec l’Égypte et, au passage, élargir son influence dans une région où les alliances deviennent aussi mouvantes qu’un marché aux puces diplomatique.
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Reçu par Abdel Fattah al-Sissi, le président chinois a plaidé pour une issue diplomatique aux conflits du Moyen-Orient et dénoncé les « ingérences extérieures ». Dans le même temps, les deux pays affichent leurs ambitions économiques, sécuritaires et militaires. Voilà donc une amitié qui se porte très bien, surtout lorsqu’elle arrive accompagnée de contrats.
Le symbole est particulièrement parlant avec la troisième phase de la zone industrielle sino-égyptienne du canal de Suez. Le site accueille déjà près de 200 entreprises et représente environ quatre milliards de dollars d’investissements. La Chine renforce ainsi sa présence industrielle sur une route stratégique, pendant que l’Égypte diversifie ses partenaires sans abandonner Washington.
Car Le Caire reçoit toujours une importante aide militaire américaine. Mais en diplomatie, pourquoi choisir une seule puissance quand on peut faire jouer la concurrence ? Pékin apporte investissements, infrastructures, commerce et désormais coopération militaire. En août, des exercices aériens conjoints avaient réuni avions chinois et Rafale égyptiens.
La visite de Xi Jinping ressemble donc moins à une poignée de main qu’à une démonstration de géopolitique. La Chine avance ses pions, l’Égypte élargit son jeu et Washington observe. Le partenariat stratégique, lui, vient de prendre des décibels supplémentaires
Wilfrid K./La rédaction






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