Quatre-vingt-un ans après sa création, l’Organisation des Nations unies retrouve son grand rendez-vous annuel avec une question qui fâche : à quoi sert encore une institution créée pour prévenir les guerres lorsque les guerres se multiplient ?
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Le constat dressé par le quotidien burkinabè Le Pays est sévère : Ukraine, tensions entre l’Inde et le Pakistan, affrontements à la frontière thaïlando-cambodgienne, conflit entre l’Iran et Israël, guerres au Soudan, en Libye et en République démocratique du Congo. La planète semble collectionner les crises pendant que les diplomates collectionnent les discours. Le texte souligne ainsi les interrogations croissantes sur le rôle et la place de l’ONU.
Le paradoxe est presque comique, s’il n’était tragique : une organisation née des ruines de la Seconde Guerre mondiale pour préserver la paix se réunit alors que les bruits de guerre résonnent sur plusieurs continents. Les sommets s’enchaînent, les déclarations pleuvent, mais les armes, elles, continuent de parler.
L’ONU n’est évidemment pas responsable de chaque conflit. Mais cette accumulation de crises pose une question institutionnelle majeure : comment transformer la diplomatie en résultats concrets lorsque les rapports de force entre États limitent l’action collective ? À New York, le décor est solennel. Le défi, lui, est terriblement réel. Et pendant ce temps, la paix attend toujours son heure, derrière la porte des résolutions internationales solennelles.
Wilfrid K./La rédaction
