À Abuja, l’opposition nigériane s’est réunie avec une ambition aussi simple à annoncer que difficile à réaliser : trouver la formule capable de faire vaciller Bola Tinubu en 2027. Le sommet organisé par le G-100 veut poser les bases d’une coopération entre plusieurs formations et, à terme, envisager un candidat commun.
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Sur le papier, tout le monde semble avoir compris la leçon : à force de partir en ordre dispersé, l’opposition risque de transformer chaque bulletin en petit cadeau électoral pour le pouvoir. Le problème, c’est que les ambitions présidentielles, elles, ne se rangent pas facilement dans une valise avant une réunion politique.
Le paradoxe saute aux yeux. Le Social Democratic Party et le Peoples Redemption Party ont répondu présents, tandis que le PDP a déjà claqué la porte, jugeant toute discussion menée sans lui « morte à l’arrivée ». Voilà donc l’unité version nigériane : on se réunit pour s’unir, pendant que certains expliquent pourquoi ils ne viendront pas s’unir.
Et derrière les beaux discours se cache la vraie bataille : qui acceptera de renoncer à son fauteuil rêvé pour soutenir le candidat d’un autre ? Les précédentes tentatives de coalition ont déjà montré combien cette question pouvait faire exploser les grandes déclarations d’amitié politique.
Face à un APC disposant d’un appareil politique considérable, l’opposition devra donc choisir entre l’ego et l’efficacité. En 2027, le pouvoir pourrait ne pas être gagné par celui qui parle le plus fort, mais par celui qui saura additionner les ambitions sans les laisser se dévorer entre elles.
Wilfrid K./La rédaction






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