À Niamey, la nuit du vendredi au samedi n’a visiblement pas été réservée au sommeil. Des tirs nourris et des explosions ont secoué plusieurs secteurs de la capitale, notamment autour de l’aéroport international Diori-Hamani et du palais présidentiel. Une nouvelle fois, le Niger découvre que les armes ont parfois une fâcheuse tendance à interrompre les grands discours sur la stabilité.
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Selon les informations communiquées par les autorités, des militaires présentés comme des mutins ont tenté de s’en prendre à des sites sensibles, notamment la Base 101 située près de l’aéroport. Le ministre de la Défense, le général Salifou Mody, a affirmé que les forces de sécurité reprenaient progressivement le contrôle de la situation et a appelé la population au calme.
Voilà donc un pouvoir arrivé au nom de la rupture qui doit désormais gérer une autre forme de rupture : celle de soldats avec leur propre hiérarchie. Ironie du calendrier, Niamey avait déjà connu cette année des attaques contre l’aéroport, attribuées à des groupes jihadistes. Cette fois, le danger semble être venu de l’intérieur même de l’appareil militaire.
La situation rappelle brutalement une vérité que les slogans ne peuvent effacer : la souveraineté se proclame, mais la stabilité se construit. Et lorsqu’une capitale entend des armes avant d’entendre les autorités, le silence politique devient lui-même une information. À Niamey, le calme reste donc à confirmer.
Wilfrid K./La rédaction






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