À l’heure où Macky Sall cherche à convaincre les membres de l’ONU de lui confier le secrétariat général, une vieille question revient par la fenêtre numérique : que faire lorsque le bilan d’un ancien chef d’État refuse de rester sagement dans les archives ? Selon une enquête de Jeune Afrique, l’ancien président sénégalais aurait tenté de faire empêcher l’accès à un site internet diffusant des contenus critiques sur son bilan à la tête du Sénégal. Une affaire qui ajoute une curieuse page au dossier de sa candidature onusienne.
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Le paradoxe est savoureux : vouloir incarner demain la diplomatie multilatérale tout en cherchant, hier, à contrôler ce que certains internautes pouvaient consulter sur son passage au pouvoir. Le problème n’est évidemment pas qu’un responsable politique conteste des critiques. Le véritable sujet est de savoir jusqu’où peut aller cette contestation lorsqu’elle touche à l’accès à l’information.
Le contexte sénégalais n’est d’ailleurs pas vierge de controverses sur les libertés publiques et la régulation de l’espace numérique. Le cadre légal permettait notamment le blocage de certains contenus en ligne, tandis que des organisations de défense des médias ont régulièrement dénoncé les risques pour la liberté d’expression.
Pour Macky Sall, candidat au poste de secrétaire général de l’ONU, chaque épisode de son passé politique peut donc devenir une pièce du puzzle diplomatique. À New York, les bulletins se comptent ; au Sénégal, les archives numériques, elles, ne s’effacent pas si facilement.
Amina T../La rédaction






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