Le nord du Mali vient une nouvelle fois rappeler que les communiqués victorieux ne suffisent pas à gagner une guerre. Quelques jours après avoir célébré des avancées militaires dans la région d’Anéfis, un convoi de l’armée est tombé dans une embuscade meurtrière sur l’axe menant vers Gao. Une démonstration brutale que, dans le désert sahélien, la réalité du terrain se montre souvent moins docile que les discours officiels.
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Selon les informations disponibles, l’attaque a été revendiquée par une coalition regroupant des combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA) et des éléments liés au GSIM. Les assaillants affirment avoir infligé d’importantes pertes humaines et matérielles, tandis que l’armée malienne assure avoir lancé une contre-offensive et mené des frappes pour dégager le convoi. Les bilans précis restent difficiles à établir de manière indépendante.
Dans ce conflit où chacun revendique la victoire avant même que la poussière ne retombe, une certitude demeure : ce sont les populations civiles qui continuent de payer le prix le plus élevé. Au Sahel, les communiqués se succèdent, les cartes militaires changent de couleur, mais la paix, elle, semble toujours manquer le rendez-vous.
Wiilfrid K./La rédaction






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