Au Mali, le front ne se limite plus aux zones de combat. Il s’ouvre désormais dans les salles feutrées de la justice internationale. Une plainte vient d’être déposée devant la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, visant l’État malien pour des violations graves commises contre des civils. Une première du genre, et surtout un signal qui dérange.
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Car derrière les discours sécuritaires et les slogans souverainistes, une autre réalité refait surface. Exécutions, disparitions, abus présumés… les accusations sont lourdes, et surtout documentées. Plus de 500 civils auraient été tués lors d’opérations militaires, impliquant notamment des forces nationales et des acteurs étrangers.
Officiellement, il s’agit de lutter contre le terrorisme. Officieusement, la ligne entre sécurité et dérive semble de plus en plus floue. Et c’est précisément cette zone grise que la justice africaine est désormais appelée à éclairer.
Le paradoxe est saisissant : un État engagé dans la défense de sa souveraineté, mais rattrapé par des mécanismes juridiques qu’il a lui-même reconnus. La Cour, installée à Arusha, devient ainsi un miroir inconfortable.
Reste à savoir si cette affaire marquera un tournant… ou rejoindra la longue liste des vérités connues mais rarement assumées.
Wilfrid K./LA rédaction





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