Dans la grande course feutrée au poste de secrétaire général de l’ONU, Macky Sall découvre une règle essentielle : sans soutien, même les ambitions internationales trébuchent. L’ancien président sénégalais, propulsé candidat par le Burundi, pensait peut-être surfer sur son aura diplomatique. Mais à Addis-Abeba, la réalité l’a rattrapé plus vite qu’un veto bien placé.
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Car coup de théâtre : son propre pays a officiellement désavoué la démarche. Dakar précise n’avoir « à aucun stade endossé » cette candidature, laissant l’ancien chef d’État courir… sans équipe derrière lui. Une situation rare, presque ironique, dans un jeu où les soutiens comptent plus que les discours.
À l’Union africaine, le verdict est sans appel : faute de consensus, la machine diplomatique cale. Une vingtaine d’États s’opposent, et la candidature s’évapore dans les couloirs du multilatéralisme.
Au fond, cette séquence révèle une vérité cruelle : en politique internationale, l’expérience ne suffit pas. Il faut aussi l’adhésion. Et dans ce marathon diplomatique, Macky Sall apprend que même les anciens présidents peuvent courir… seuls, sans ligne d’arrivée en vue.
Wilfrid K./La rédaction







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