Dans le département du Littoral, les autorités veulent durcir le ton face au travail des enfants, encore visible dans plusieurs secteurs malgré les campagnes de sensibilisation et les textes de protection existants. À Cotonou, le préfet Alain Orounla a lancé la campagne « Tolérance zéro au travail des enfants », appelant au renforcement des moyens des structures engagées dans la lutte contre ce phénomène préoccupant.
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Derrière les discours officiels, la réalité reste pourtant brutale. Dans les marchés, les ateliers, les rues ou certains chantiers informels, des enfants continuent de porter des charges, vendre sous le soleil ou travailler au détriment de leur scolarisation. Entre pauvreté des familles, économie informelle et insuffisance des mécanismes de contrôle, le travail des mineurs demeure un problème profondément enraciné.
Les autorités administratives, les acteurs sociaux et les partenaires impliqués reconnaissent désormais qu’une simple sensibilisation ne suffit plus. La protection des enfants exige des moyens humains, financiers et juridiques plus solides pour empêcher que la précarité ne transforme encore des milliers de mineurs en main-d’œuvre silencieuse. Car derrière chaque enfant privé d’école, c’est aussi l’avenir collectif qui se fragilise.
Wilfrid K./La rédaction
