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NIGÉRIA : PROCÈS REPORTÉ, LE SPECTRE DU PUTSCH PERSISTE

NIGERIA

Au Nigéria, la justice prend son temps… mais le malaise, lui, s’installe. Le procès des officiers accusés de tentative de coup d’État, initialement engagé dans un climat de tension, reprendra finalement le 8 mai. Une pause judiciaire qui ressemble moins à un simple calendrier qu’à une respiration politique sous surveillance.

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Car derrière les robes noires et les chefs d’accusation, trahison, terrorisme, complot, se joue une affaire autrement plus sensible : celle de la stabilité d’un régime confronté à ses propres fragilités. Les accusés, pour la plupart issus des rangs sécuritaires, nient en bloc, mais leur simple présence devant la justice suffit à raviver un vieux fantôme nigérian : celui des putschs à répétition.

Officiellement, l’État rassure. Le complot aurait été déjoué, les institutions tiennent, la démocratie reste debout. Officieusement, l’affaire révèle des fissures internes, dans un contexte marqué par l’insécurité et les tensions socio-économiques.

Le choix d’un tribunal militaire, à huis clos, ajoute une dimension supplémentaire : celle d’une justice qui protège autant qu’elle juge.

Au Nigéria, le procès n’est pas qu’une affaire judiciaire. C’est un signal. Et dans ce pays où l’histoire a souvent basculé en uniforme, chaque audience rappelle une évidence : la stabilité n’est jamais acquise, elle se surveille.

Wilfrid K./La rédaction

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