Seize années après la disparition de Pierre Urbain Dangnivo, le procès continue de réserver son lot de rebondissements. À l’audience, Grégoire Dangnivo, frère de la victime, a vivement contesté la thèse reliant Codjo Alofa à l’affaire, qualifiant cette piste de « vrai montage ». Une déclaration qui relance les interrogations sur l’enquête et nourrit un dossier déjà marqué par de nombreuses zones d’ombre.
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Dans cette affaire, les certitudes semblent changer de camp au fil des audiences. Ceux qui étaient présentés comme des coupables deviennent, pour certains témoins, les victimes d’un scénario contesté. À croire que ce dossier a accumulé plus de versions que de preuves, au point où chaque audience ressemble davantage à un nouvel épisode qu’à l’épilogue tant attendu.
Les témoignages, les accusations croisées et les nouvelles pistes évoquées devant le tribunal rappellent combien cette procédure demeure sensible. Entre quête de vérité, mémoire d’une famille et exigences de la justice, les magistrats sont désormais attendus sur un terrain où chaque mot peut peser lourd. Après seize ans d’attente, l’opinion publique espère moins un nouveau rebondissement qu’une décision capable d’apporter enfin des réponses crédibles. Car une justice qui tarde à convaincre laisse toujours la place au doute.
Wilfrid K./La rédaction





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