Le passeport diplomatique avait peut-être l’allure d’un joker. Devant la justice sud-africaine, il vient pourtant de découvrir les limites du jeu. Mardi 6 octobre, les juges ont rejeté l’argument d’immunité avancé par la défense de Kémi Séba, estimant qu’aucun élément officiel ne prouvait son accréditation comme diplomate nigérien en Afrique du Sud. Résultat : pas de libération sous caution et une détention qui se poursuit.
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Voilà donc le fameux passeport diplomatique ramené à ce qu’il est juridiquement : un document de voyage, pas une cape d’invisibilité. Le fait que Niamey ait confirmé son authenticité ne suffit pas, à lui seul, à transformer son détenteur en agent diplomatique protégé. La justice, manifestement, préfère les preuves aux effets de manche.
Mais le feuilleton est loin d’avoir livré son dernier épisode. Deux procédures avancent parallèlement. La première concerne l’immigration sud-africaine, après l’arrestation du 13 avril alors que Kémi Séba tentait de quitter le pays avec un visa expiré. La seconde porte sur la demande d’extradition formulée par le Bénin, dont l’examen reste distinct de la question de l’immunité.
Prochaine étape : le 20 novembre. Cette date ne constitue pas encore un verdict d’extradition. Elle ouvre simplement une nouvelle séquence judiciaire. D’ici là, le militant reste détenu. Dans cette affaire, les slogans peuvent voyager vite ; les procédures, elles, avancent à leur propre rythme. Pour l’instant, la justice sud-africaine garde la main, tandis que le dossier béninois attend encore sa prochaine bataille judiciaire majeure.
Wilfrid K./La rédaction






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