À Paris, les slogans ont claqué plus fort que les tambours. Des milliers de manifestants opposés à la Iran et à sa République islamique ont envahi les rues, certains allant jusqu’à lancer, sans détour, qu’« on se réjouit toujours de la mort d’un dictateur ». La formule choque, mais elle résume une colère longtemps contenue, nourrie par des années de répression et d’exil.
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Dans le cortège, portraits brandis, chants scandés et poings levés racontent une diaspora qui refuse le silence poli. Ici, la diplomatie cède la place au mégaphone, et l’indignation se transforme en démonstration publique. Satire de l’époque : pendant que les chancelleries pèsent chaque mot, la rue tranche à coups de phrases définitives.
Au cœur de la capitale française, l’Iran s’est invité sans visa dans le débat public. Entre espoir de changement et excès de langage, la manifestation rappelle une chose : loin de Téhéran, la colère voyage vite et parle fort.
Wilfrid K./La rédaction
