À Téhéran, la capitale qui ne dort jamais, certains quartiers semblent soudain trop silencieux. Depuis plusieurs semaines, des habitants quittent la ville en masse, non pour des vacances ou un changement de décor, mais parce que l’espace politique s’est rétréci comme une pièce surchauffée. Le régime islamique, confronté à une contestation persistante, a durci sa répression contre toute forme d’opposition, transformant la capitale en zone de nervosité permanente.
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Les sirènes de protestation ont été remplacées par celles des pneus qui crissent au départ des familles, des jeunes diplômés et même des commerçants qui préfèrent vendre leur boutique plutôt que leur liberté. Les rues deviennent des allées contemplatives, tandis que le pouvoir perdure, implacable et sourd aux appels de dialogue.
Dans ce théâtre politique où l’on exige la loyauté avant tout, l’Iran semble offrir un triste spectacle : on fait taire les voix critiques, on serre les rangs, mais on perd aussi ceux qui souhaitent simplement vivre sans peur.
Résultat : la ville se vide, mais la répression, elle, se remplit d’assurance.
Wilfrid K./La rédaction
