À Bissau, la transition militaire ressemble à un bras de fer où chacun avance ses pions pendant que le calendrier électoral prend l’eau. Mercredi, le général Horta N’Tam a demandé aux éléments de la garde présidentielle réputés proches d’Umaro Sissoco Embaló de rendre volontairement leurs armes, avec une mise en garde pour les récalcitrants.
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Le message n’a rien d’un simple rappel administratif. Il intervient alors que la junte cherche à reprendre le contrôle des forces considérées comme loyales à l’ancien président. Plusieurs membres de cette garde avaient déjà été désarmés et placés sous l’autorité de l’état-major.
Pendant ce temps, Embaló maintient son ambition de revenir au pays et de briguer la présidentielle annoncée pour décembre. La junte lui oppose des raisons de sécurité. Une formule commode, surtout dans un pays où la politique semble régulièrement passer par les casernes avant de retrouver, éventuellement, les urnes.
Et justement, les urnes commencent à prendre leurs distances. Le Premier ministre et la commission électorale ont estimé que les conditions n’étaient pas réunies pour tenir le scrutin du 6 décembre, ouvrant la porte à un possible report. Le retour à l’ordre constitutionnel paraît donc suspendu à une question simple : qui contrôlera réellement le calendrier, les armes et, surtout, la prochaine étape politique ?






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