Facebook pensait peut-être que le scandale Cambridge Analytica avait suffisamment vieilli pour rejoindre les archives poussiéreuses de l’histoire numérique. Mauvais calcul. Au Nouveau-Mexique, un jury vient de considérer que la plateforme avait trompé ses utilisateurs sur la protection de leurs données personnelles. Le dossier concerne notamment la collecte de données de millions de profils via une application tierce, dans une affaire qui avait profondément secoué le géant des réseaux sociaux.
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Voilà donc le vieux fantôme qui revient frapper à la porte de Meta. À l’époque, les données personnelles semblaient être une matière première comme une autre : on les collecte, on les analyse, on les exploite… et, accessoirement, on explique aux utilisateurs qu’elles sont protégées. Aujourd’hui, cette mécanique revient avec une facture judiciaire potentiellement salée.
Le montant exact de la sanction doit encore être fixé par le juge. Les autorités du Nouveau-Mexique demandent toutefois jusqu’à 5 000 dollars par violation, le jury ayant estimé que les pratiques dénoncées avaient affecté l’ensemble de la population de l’État.
Après des milliards de données brassées, Facebook découvre ainsi une règle élémentaire : sur Internet, les souvenirs numériques ont parfois une mémoire judiciaire particulièrement longue.
Wilfrid K./La rédaction






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