La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) traverse une période d’incertitude autour de sa présidence. Selon un rapport consulté par Le Matinal, plusieurs préoccupations liées à la gouvernance de l’institution auraient pesé dans le débat sur le renouvellement du mandat de Serge Ekué. À ce stade, les éléments rapportés ne permettent toutefois pas de considérer l’ensemble des griefs évoqués comme des faits établis.
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Les critiques mentionnées concernent notamment la politique de mobilisation des ressources, le recours à des cabinets de conseil, certaines dépenses de fonctionnement et le climat social au sein de la Banque. Le rapport soulèverait également des questions sur le rythme de décaissement des financements. Autant de sujets qui méritent des éclaircissements documentés, plutôt que des conclusions hâtives. Les montants et indicateurs avancés doivent être examinés à la lumière des données complètes de l’institution et de leurs méthodes de calcul.
La satire, elle, peut difficilement ignorer le paradoxe : une banque vouée au développement est naturellement attendue sur sa capacité à transformer les ressources financières en projets concrets. Mais mesurer cette performance exige davantage qu’un chiffre isolé ou un rapport dont toutes les affirmations n’ont pas été publiquement corroborées.
Les enjeux dépassent donc la personne de Serge Ekué. Ils concernent la transparence, l’efficacité et la confiance des États membres. La prudence reste néanmoins indispensable : le non-renouvellement évoqué par la presse ne suffit pas, à lui seul, à prouver les accusations rapportées ni à établir les motifs officiels de la décision. À la BOAD, l’heure est surtout aux explications vérifiables, à l’évaluation indépendante et au rappel de sa mission première : soutenir le développement économique et social de l’Afrique de l’Ouest.
Wilfrid K./La rédaction





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