Au Congo-Brazzaville, certains changent de président… d’autres préfèrent garder le même, édition après édition. Denis Sassou Nguesso vient d’être réélu pour un cinquième mandat avec un score digne d’un plébiscite soviétique : près de 95 % des voix. Un chiffre impressionnant, presque suspect par sa perfection, mais validé sans trembler par la Cour constitutionnelle.
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Dans cette élection, la surprise n’était pas le résultat, mais plutôt l’absence de suspense. Opposition fragmentée, boycott de certains partis, campagne largement dominée par le président sortant… le scénario semblait écrit bien avant le vote. Même Internet, fidèle spectateur des élections africaines sensibles, a été discrètement coupé le temps des résultats.
À 82 ans et plus de 40 ans cumulés au pouvoir, Sassou Nguesso continue d’incarner une longévité politique presque mythique. Entre stabilité revendiquée et immobilisme dénoncé, le pays oscille. Pendant ce temps, une partie de la population observe, entre résignation et ironie.
Car au fond, la question n’est plus vraiment « qui va gagner ? », mais plutôt « quand cela changera ? ». Et au Congo, visiblement, l’histoire aime prendre son temps.
Wilfrid K./La rédaction
