Au Cameroun, la trajectoire d’Issa Tchiroma Bakary ressemble de plus en plus à une lente descente… savamment ignorée. Ancien pilier du système, devenu opposant tardif, puis candidat malheureux à la présidentielle de 2025, l’homme incarne aujourd’hui une transition politique qui n’a jamais vraiment eu lieu.
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Après avoir contesté les résultats et revendiqué une victoire alternative, il s’est retrouvé contraint de quitter le pays, trouvant refuge en Gambie sous couvert de protection. Une sortie discrète, presque silencieuse, pour celui qui prétendait incarner une rupture.
Mais au-delà de l’exil, c’est une autre réalité qui s’impose : celle d’un acteur politique pris dans ses propres contradictions. Longtemps proche du pouvoir avant de s’en détacher, Tchiroma illustre ce paradoxe bien connu : dénoncer un système auquel on a largement participé.
Pendant ce temps, le pouvoir en place reste solide, presque immuable, laissant peu d’espace à une opposition fragmentée et affaiblie. L’élan annoncé s’est dissipé, remplacé par une attente floue.
Au final, la « mort politique » n’est pas brutale. Elle s’installe lentement, presque sans bruit. Et au Cameroun, elle semble parfois plus efficace que n’importe quelle défaite électorale.
Wilfrid K./La rédaction
