Au Cameroun, le stade d’Olembé joue un match que personne n’avait prévu au calendrier : celui de la facture judiciaire. Après la sentence du CIRDI condamnant l’État à verser au groupe italien Piccini plus de 50 milliards de FCFA, Yaoundé annonce sa contestation et entend engager de nouvelles démarches.
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Le feuilleton remonte à 2019, lorsque le contrat de Piccini avait été résilié sur fond de retards du chantier. Le constructeur italien avait alors saisi l’arbitrage international, réclamant initialement 250 milliards de FCFA. Le tribunal n’a finalement retenu qu’une partie de cette prétention, mais l’addition reste suffisamment salée pour rappeler qu’un chantier peut coûter cher avant même d’être terminé.
Et Olembé connaît décidément toutes les spécialités : promesse sportive, retards, changements de prestataire et maintenant contentieux international. Le stade, présenté comme une vitrine de la CAN 2021, se retrouve ainsi au centre d’un nouveau spectacle, sans ballon mais avec des milliards en jeu.
Le Cameroun veut contester la sentence et annonce une procédure devant la Chambre d’arbitrage internationale de Paris. Une bataille juridique supplémentaire s’annonce.
Ironie du destin : le stade devait accueillir des champions. Il aura surtout produit des avocats, des procédures et des factures. À ce rythme, Olembé pourrait finir par décrocher un record bien particulier : celui du projet sportif ayant offert le plus long match… après le coup de sifflet final.
Syste F./La rédaction
