Au Cameroun, la politique ressemble décidément à une partie d’échecs où les joueurs déplacent les pièces, puis discutent de la légalité de l’échiquier. Le dernier épisode oppose une nouvelle fois le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, au Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) et à Maurice Kamto.
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Dans une correspondance datée du 19 août, le ministre indique que son département ne prend pas acte des travaux de la convention extraordinaire du MRC du 21 décembre 2025, qui avait reconduit Kamto à la tête du parti. Une décision qui ravive un contentieux déjà nourri par des contestations internes et judiciaires.
Le MRC, lui, dénonce une tentative de déstabilisation et accuse l’administration de s’aventurer sur un terrain politique. Le parti conteste notamment le fondement juridique invoqué par le ministère, estimant que les règles relatives aux partis politiques ne doivent pas être confondues avec celles encadrant les réunions publiques.
Voilà donc Kamto confronté à un curieux parcours du combattant : après les urnes, les tribunaux ; après les tribunaux, les bureaux du ministère ; et, derrière chaque porte, une nouvelle contestation. Pendant ce temps, l’opposition doit déjà penser aux prochaines élections législatives et locales.
Au Cameroun, la bataille politique semble avoir trouvé une nouvelle arme : le courrier administratif. Et à ce rythme, il faudra bientôt davantage de tampons que de bulletins pour départager les prétendants.
Wilfrid K./La rédaction
