À Ouagadougou, la fermeture jusqu’à nouvel ordre de la grande mosquée du Mouvement sunnite a provoqué un nouveau choc dans un pays déjà sous haute tension sécuritaire. Les autorités invoquent des « risques de troubles à l’ordre public » pour justifier cette décision exceptionnelle, exécutée sous la surveillance des forces de sécurité.
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Dans un Burkina Faso gouverné par une junte militaire qui multiplie les mesures de contrôle politique, médiatique et social, cette fermeture dépasse largement la simple question religieuse. Beaucoup y voient le signe d’un pouvoir de plus en plus méfiant envers toute structure capable de mobiliser ou d’influencer les foules.
Officiellement, il s’agit de préserver l’ordre public. Mais dans les rues de la capitale, certains s’interrogent déjà : après les partis politiques dissous, les associations suspendues et les médias sanctionnés, les lieux de culte deviendront-ils à leur tour des espaces sous surveillance permanente ?
Au pays des hommes intègres, la sécurité semble désormais tout justifier. Même lorsque le silence commence à résonner plus fort que les prêches.
Wilfrid K./La rédaction






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