Au Burkina Faso, les combats ne se livrent pas seulement sur le terrain. Ils se jouent aussi à coups de messages vocaux et de captures d’écran. Après l’attaque du JNIM contre Titao, des échanges issus d’un groupe WhatsApp baptisé « BIR-C, unité Aigle » ont révélé une stratégie numérique bien rodée : nier, minimiser, détourner, puis pointer un ennemi extérieur. La panoplie classique, version smartphone.
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Dans cette bataille 2.0, chaque événement sécuritaire devient un champ de manœuvre communicationnel. Les activistes pro-Ibrahim Traoré endossent le rôle de soldats digitaux, prêts à défendre la narration officielle avec la même ardeur qu’un communiqué militaire.
Au Sahel, l’information circule plus vite que les convois. Et parfois, la guerre des récits semble presque aussi stratégique que celle des armes. Ici, la vérité n’est plus seulement un fait : c’est un territoire à conquérir.
La rédaction
