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BURKINA FASO : HRW DÉNONCE, OUAGADOUGOU CRIE AU COMPLOT

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Au Burkina Faso, la vérité semble désormais dépendre de celui qui parle le plus fort. D’un côté, Human Rights Watch publie un rapport accablant, documentant massacres, exécutions et déplacements forcés de civils. De l’autre, les autorités rejettent en bloc, dénonçant un « tissu d’allégations infondées » et un récit fabriqué de toutes pièces.

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Selon l’ONG, plus de 1 800 civils auraient été tués depuis 2023 par l’armée, ses supplétifs et des groupes armés, dans un conflit où la frontière entre lutte antiterroriste et représailles devient floue. Mais à Ouagadougou, on ne parle pas de crimes… on parle de manipulation. Et surtout, on évite soigneusement de répondre sur le fond.

Le scénario est désormais classique : un rapport international sort, les autorités crient à l’ingérence, et le débat s’enlise dans une guerre de mots. Pendant ce temps, les populations civiles, elles, ne publient pas de communiqués… elles fuient, elles survivent, ou elles disparaissent dans les statistiques.

Dans ce duel entre dénonciation et dénégation, une constante demeure : l’impunité.

Au Burkina Faso, la communication semble plus rapide que la justice. Et pendant que chacun défend sa version, une question reste suspendue : qui, au final, parle pour les victimes ?

Wilfrid K./La rédaction

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