Au Cameroun, quand le budget tousse, l’emprunt soigne. Pour financer une partie de l’exercice 2026, l’État a décidé de lever 1 650 milliards de francs CFA sur les marchés, intérieurs comme extérieurs. Un chiffre qui donne le tournis au citoyen ordinaire, mais que les autorités présentent comme une simple formalité comptable, parfaitement conforme à la loi de finances.
First Afrique TV : Votre fenêtre sur l’Afrique
Officiellement, il s’agit d’injecter de l’oxygène dans une économie éprouvée par une année 2025 agitée, marquée par une crise post-électorale, des recettes fiscales en berne et des dépenses sécuritaires en hausse. Il faut payer les entreprises, relancer l’activité et solder quelques dossiers sensibles, dont la renationalisation d’Eneo, facture électrique comprise.
Mais derrière ce pragmatisme assumé, certains économistes grincent des dents. Certes, le taux d’endettement reste sous les radars du FMI, mais l’économie, disent-ils, continue de fonctionner sous perfusion. Emprunter pour avancer, oui, mais avancer vers quoi ? Sans vision claire des priorités, le crédit risque surtout de prolonger l’attente. Et au Cameroun, l’avenir se finance souvent à crédit… en espérant qu’il rapporte des intérêts politiques.
Wilfrid K./La rédaction







Discussion about this post